Arcachon,

une promenade dans la ville



Malgré sa superficie modeste, Arcachon est une ville intéressante à découvrir. Comme on peut le voir (difficilement !) sur la vue aérienne suivante

la ville est séparée en deux parties: une ville d'été, qui s'étend le long du front de mer entre la jetée de la Chapelle (ou jetée des marins) et le port. La ville d'hiver est située en arrière de la ville d'été, sur la dune surplombant la ville. Autant prévenir le promeneur, si Arcachon est agréable à visiter, la circulation y est difficile (l'été bien s{r) et l'organisation des sens-uniques échappe parfois à la logique, donc la marche à pieds est de rigueur (en plus, les aubergines sont particulièrement féroces l'été !) Pour information, la population passe de 12000 habitants en hiver à presque 200000 au plus fort de l'été...

Pour faciliter la visite, vous pouvez avoir un plan de la ville.

La ville d'été

La ville d'été s'étend sur les rues parallèles et perpendiculaires au front de mer. Si les villas du bord de mer sont luxueuses

celles situées dans les rues voisines en arrière ont une structure curieuse, hétéroclite, pas toujours très fonctionnelle mais pleine de charme. La maison d'été arcachonnaise est traditionnellement teintée de couleurs vives : murs jaunes pales et blancs et boiseries vertes par exemple (chez moi c'est comme ça en tout cas !) ou bien diverses teintes de rose, rouge ou mauve (voir la gare). Elle est distribuée en longueur avec les pièces en enfilade comme on le dit ici, chaque pièce donnant le plus souvent sur une terrasse par des portes-fenêtres en bois. Au autre type courant est la maison symétrique avec un toit pointu remontant au milieu de la façade et un nom ridicule style "Françoise", "Ginette" ou bien "Clair logis"... Ici, l'architecture n'a rien de rigoureux, Haussman n'est pas passé par la et heureusement...

Le centre de la ville d'été est la Place Thiers sur laquelle ont lieu la plupart des animations de plein air de la saison d'été. Cette place est prolongée vers la mer par la jetée du même nom (la plus longue sur la photo). Cette jetée, initialement en bois, fut reconstruite en béton par l'occupant allemand pendant la dernière guerre. Elle est le point de départ des navettes en directions du Cap Ferret, de L'ile aux oiseaux ou bien du Banc d'Arguin

Des deux cotés de la place Thiers, on peut admirer la plage qui s'étend sans discontinuer entre la digue Legallais (autrefois une jetée) puis la jetée de la Chapelle à gauche et la jetée d'Eyrac puis le port à droite. La zone longeant le front de mer est appellée jetée promenade (bien que ne jetant nulle part !) et elle est bordée de pins et surtout de Tamaris (et aussi quelques palmiers près de la jetée d'Eyrac pour faire plaisir aux parisiens habitués à la cote d'Azur, bon je plaisante :-) )

En allant vers Eyrac, on peut voir de nombreux établissements, bars restaurants avec vue directe sur le bassin. Après le café Le Victoria, n'oubliez pas d'acheter un chichi à la MARINA, je n'en ai jamais mangé de meilleurs. En arrivant à Eyrac, vous pouvez voir la version rénovée du Casino de la plage qui abrite aujourd'hui le complexe du PALATIUM

Après avoir acheté le batiment il y a quelques années, la ville a transformé l'édifice en un centre de congrès tout en préservant la majeure partie de la structure initiale.

Le PALATIUM est aujourd'hui le siège de nombreuses activité dont le festival du cinéma des mondes latins au début du mois de septembre.

En face du PALATIUM (dans la rue prolongeant la jetée Eyrac vers le boulevard de la plage), on peut voir le laboratoire de biologie marine, antenne de l'Université de Bordeaux avec l'AQUARIUM ouvert au public, que j'ai du visiter 27e+307 fois étant petit :-)

A gauche de la jetée Thiers, les restaurants sont plus rares (et l'endroit plus calme que sur la partie droite). Les résidences on remplacé la plupart des belles demeures d'antan mais si vous marchez en direction de Legallais, vous pourrez apercevoir un bel édifice blanc que les arcachonnais appellent Le grand hôtel (à gauche sur la photo) mais qui fut vendu en appartements il y a quelques dizaines d'années. En face du Grand Hôtel, la Place Carnot avec ses beaux platanes et la résidence La Houle (une des plus belles du front de mer) de l'autre coté.

En remontant vers la ville à partir de la place Carnot, vous arrivez à un des quartiers les plus pittoresques d'Arcachon : celui de la rue du Casino, la rue Jéhenne et le marché municipal. La rue du Casino s'appelle aujourd'hui rue du Maréchal de Lattre de Tassigny mais aucun arcachonnais ne l'appelle ainsi non pour manquer de respect à ce brave Maréchal mais plutôt pour exprimer l'admiration qu'ils portaient au Casino mauresque qui surplombait la rue avant sa destruction accidentelle en 1977. La rue est aujourd'hui piétonne avec de nombreuses boutiques et restaurants avec terrasse. Elle mène à l'ascenceur public toujours en fonction qui permet aux feignants d'éviter de grimper la pente de la dune pour accèder a la ville d'hiver. Autrefois, la montée coutait plus cher que la descente (logique non ?) mais aujourd'hui c'est le même prix (1 franc) avec possibilité d'abonnement !

Avant la rue Jéhenne, vous pouvez vous arrèter au Square, un troquet sympa avec terrasse qui sert de bons cocktails moins chers (et à mon avis meilleurs...) qu'en front de mer. La première rue perpendiculaire à la rue du Casino est la rue Jéhenne , rue populaire d'Arcachon. L'architecture y est encore plus étonnante qu'ailleurs mais par contre il y a DEUX bons restaurants vers la gauche (vers le marché): La Pizzéria et La Plancha (espagnol). Je finis souvent dans un de ces deux quand je suis dans le quartier (et c'est souvent car c'est mon quartier...) Juste avant l'intersection avec le cours Lamarque (du nom du premier maire d'Arcachon), vous pouvez déguster quelques fruits de mer pour encore pas trop cher (les prix ont un peu augmenté cette année) au restaurant La Marée, une ancienne poissonnerie reconvertie. Tout au bout de la rue, juste avant la fontaine près de l'ascenceur, il y a aussi un bon restaurant chinois Les baguettes d'or.

Le marché (au bout de la rue Jéhenne) est ouvert tous les jours (même le dimanche), il y a autant de commerces dehors (sous des tentes) que dedans, ça sent bon le poulet grillé et on peut même acheter autre chose qu'à manger (coté cours Lamarque, devant la Mairie) comme des T-shirts ou des bibelots divers...

La ville d'hiver

La ville d'hiver est juchée sur la dune surplombant la ville. La structure est complètement différente de celle de la ville d'été (organisée en rues perpendiculaires). En effet, la vocation climatique de la ville d'hiver en fait un enchevètrement de ruelles ceci pour atténuer les effets du vent marin. L'ambiance y est également différente. Il n'y a pratiquement pas un commerce dans la ville d'hiver et les maisons n'ont rien a voir avec certaines masures de la ville d'été. La ville d'hiver a toujours été habitée par des gens fortunés et cela est encore vrai aujourd'hui. Le quartier est organisé autour du Parc mauresque (du nom du casino du même nom). A la place du défunt batiment, il y a aujourd'hui une magnifique pinasse remplie de fleurs. Le parc est agrémenté de jeux d'enfants, d'un kiosque à musique et d'un petit théâtre de plein air utilisé l'été pour des spectacles pour enfant. Du haut du balcon à coté de l'arrivée de l'ascenceur public, on a une belle vue sur toute la ville d'été et même sur le bassin si le temps est clair.

Les villas sont en général très spacieuses, nichées dans la verdure avec des tons pastels (au contraire de la ville d'été). Les toits sont très pointus avec de nombreuses parties en bois.

Certaines sont même classées comme monuments historiques. Voici deux exemples de villas célèbres: la villa Tolédo proche du parc mauresque

avec ses tons jaunes et ses boiseries extraordinaires et la villa Faust (située dans l'allée Faust)